Comprendre le TENS, c'est mieux accompagner le patient dans ses choix

November 25, 2025

Dans le contexte actuel où les approches non pharmacologiques prennent une place grandissante dans la gestion de la douleur, la stimulation électrique transcutanée des nerfs, mieux connue sous le nom de TENS, attire à nouveau l’attention. Malgré plus de cinquante ans de recherche, son efficacité clinique continue d’alimenter les débats. Pourtant, les données récentes montrent que cette modalité, lorsqu’elle est bien comprise et bien utilisée, peut réellement contribuer au soulagement de la douleur et à l’amélioration de la participation fonctionnelle. Pour le clinicien, comprendre les mécanismes du TENS et les facteurs qui influencent son efficacité permet d’accompagner plus justement le patient dans ses décisions et de favoriser l’adhésion au traitement.



1- De retour aux bases, le principe du portillon


Le TENS s’appuie sur un principe connu depuis les années 1960 : la théorie du portillon, proposée par Melzack et Wall. Cette théorie a complètement changé notre façon de comprendre la douleur. On y apprend que la douleur n’est pas simplement un message envoyé du corps vers le cerveau, mais qu’elle passe d’abord par un véritable centre de tri situé dans la moelle épinière.


Lorsqu’un courant électrique doux est appliqué sur la peau à l’aide du TENS, il stimule certaines fibres nerveuses spécialisées dans les sensations tactiles, celles qui transmettent le toucher ou la pression. Ces fibres, plus rapides que celles de la douleur, envoient des signaux qui viennent « fermer la porte » au passage des messages douloureux. Résultat : le cerveau reçoit moins d’informations liées à la douleur.


La personne ressent alors un picotement ou une vibration agréable sous les électrodes. Cette sensation n’est pas anodine : elle correspond à l’activité de ces fibres qui bloquent temporairement le passage des influx douloureux vers le système nerveux central. Autrement dit, le TENS agit comme si l’on « frottait la douleur » de façon électrique, en réduisant sa transmission avant même qu’elle n’atteigne les zones du cerveau qui la perçoivent.


2- La libération d'endorphines


L’action du TENS ne s’arrête pas à ce « portillon » de la moelle épinière. En plus de bloquer temporairement la transmission de la douleur, la stimulation électrique déclenche une réaction chimique dans le corps. En réponse au courant, le cerveau et la moelle épinière libèrent des substances naturelles qui soulagent la douleur, comme les endorphines et d’autres messagers analgésiques.


Ces molécules sont parfois appelées les « morphines naturelles » du corps, car elles agissent sur les mêmes récepteurs que certains médicaments opioïdes, mais sans leurs effets indésirables. Les recherches de Vance et de son équipe ont montré que la façon dont le TENS agit dépend de la fréquence du courant. À basse fréquence, le TENS stimule surtout la production d’endorphines, ce qui favorise un effet apaisant, généralisé et plus durable. À haute fréquence, il agit davantage sur d’autres circuits nerveux du cerveau et de la moelle épinière qui servent à freiner la douleur de façon plus immédiate.


En combinant ces deux types d’action, chimique et nerveuse, le TENS aide le système nerveux à reprendre le contrôle sur la douleur. C’est aussi ce qui explique que certaines personnes ressentent un soulagement qui se prolonge après la séance.


3- Comprendre les résultats variables de la littérature


Les nombreuses études et revues systématiques sur le TENS aboutissent à des conclusions inégales, souvent parce qu’il existe d’importantes variations dans la façon d’appliquer la modalité. Il faut dire qu’il y a beaucoup de variables à contrôler : l’intensité, la fréquence, la durée, l’emplacement des électrodes, sans compter les caractéristiques individuelles de chaque patient. Ces différences expliquent en partie pourquoi certains essais montrent des effets marqués alors que d’autres demeurent non-concluent.


Parmi tous ces paramètres, l’intensité du courant ressort comme le facteur le plus déterminant. Pour que le TENS soit efficace, la stimulation doit être suffisamment forte pour produire une sensation nette et diffuse, mais toujours confortable. Une intensité trop faible ne déclenche ni la fermeture du portillon spinal ni la libération d’endorphines endogènes. On recommande généralement d’ajuster le courant jusqu’à ce que le patient ressente un picotement soutenu, sans douleur, et de le réajuster dès que la sensation diminue.


Avec le temps, il peut aussi s’installer une tolérance, un peu comme une adaptation du système nerveux au stimulus. Si la personne utilise toujours les mêmes réglages, l’effet analgésique peut s’atténuer. Varier la fréquence, la durée ou la position des électrodes permet souvent de raviver la réponse du système nerveux et de prolonger les bienfaits.


Enfin, l’adhésion du patient joue un rôle central. Le TENS n’est pas une technique qu’on peut simplement prescrire et oublier : sa réussite dépend beaucoup de la compréhension et de l’engagement de la personne. Un patient bien formé, qui sait quand et comment utiliser son appareil, ajuste mieux la stimulation et obtient de meilleurs résultats. À l’inverse, un manque d’explication ou de suivi peut mener à un abandon rapide, souvent interprété à tort comme un échec du traitement.


4- Ce que disent les recherches récentes


Les études publiées au cours des dernières années offrent une image plus claire de l’efficacité du TENS lorsqu’il est bien utilisé. Une méta-analyse réalisée par Johnson et ses collaborateurs en 2022 montre que le TENS réduit de façon significative la douleur dans plusieurs situations : douleur postopératoire, arthrose du genou, lombalgie chronique, neuropathie diabétique et fibromyalgie.


Dans une autre étude menée auprès de femmes atteintes de fibromyalgie, Vance et son équipe ont observé un phénomène intéressant : les participantes qui ressentaient une amélioration de leur douleur ou de leur fatigue dès la première séance étaient aussi celles qui répondaient le mieux au traitement après plusieurs semaines. Autrement dit, la première expérience du TENS peut prédire la suite. Cette observation souligne l’importance du suivi clinique initial et de l’accompagnement du professionnel pour ajuster le traitement au besoin.


Ces recherches confirment que le TENS fonctionne réellement, à condition d’être appliqué avec la bonne intensité, la bonne fréquence et le bon encadrement.


5- Le rôle du clinicien


Même si le TENS est un outil que le patient peut utiliser lui-même, l’efficacité du traitement dépend largement du soutien et de la formation offerts par le professionnel de la santé. Le rôle du clinicien est d’abord d’évaluer si le TENS est approprié pour la situation du patient.


Le clinicien joue aussi un rôle central dans la prise de décision partagée. Expliquer les bénéfices attendus, les limites et le fait que le soulagement peut être partiel ou temporaire aide le patient à développer des attentes réalistes. Ce dialogue ouvert renforce la confiance, soutient l’autonomie et augmente la probabilité d’une bonne adhésion à l’autogestion.


Ensuite, le clinicien agit comme guide et éducateur. Il montre au patient où placer les électrodes, comment régler la fréquence et l’intensité, et à quel moment utiliser l’appareil pour en tirer le meilleur effet.


En somme, le TENS est plus qu’un simple dispositif : c’est un outil qui prend toute sa valeur lorsqu’il s’inscrit dans une relation thérapeutique active et collaborative.


6- Un outil d'autonomie et de participation


Lorsqu’il est bien intégré à une approche multimodale, le TENS offre au patient un moyen concret d’agir sur la douleur. Ce sentiment de contrôle constitue un facteur clé d’adaptation et de bien-être. L’usage du TENS ne remplace pas les interventions de fond comme l’exercice, la rééducation ou les approches psychologiques, mais il s’inscrit comme un complément qui soutient l’autonomie et la motivation à demeurer actif malgré la douleur. En aidant le patient à comprendre le fonctionnement de la modalité, à ajuster les paramètres et à en évaluer les bénéfices, le professionnel devient un partenaire essentiel dans la prise de décision partagée.


Comprendre le TENS, c’est donc avant tout comprendre comment soutenir le patient dans son autonomie et dans le choix éclairé des stratégies qui lui permettront de mieux vivre avec la douleur.


Références 

 

Travers, M. J., O’Connell, N. E., Tugwell, P., Eccleston, C., & Gibson, W. (2020). Transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS) for chronic pain: The opportunity to begin again. The Cochrane Database of Systematic Reviews, 2020(4), ED000139. https://doi.org/10.1002/14651858.ED000139


Johnson, M. I. (2021). Resolving long-standing uncertainty about the clinical efficacy of transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS) to relieve pain: A comprehensive review of factors influencing outcome. Medicina, 57(4), 378. https://doi.org/10.3390/medicina57040378


Johnson, M. I., Paley, C. A., Jones, G., Mulvey, M. R., Wittkopf, P. G., & Eardley, W. J. (2022). Efficacy and safety of transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS) for acute and chronic pain in adults: A systematic review and meta-analysis of 381 studies (BMJ Open 2022;12:e051073). BMJ Open, 12(12), e051073. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2021-051073


Vance, C. G. T., Dailey, D. L., Chimenti, R. L., Van Gorp, B. J., Crofford, L. J., & Sluka, K. A. (2022). Using TENS for pain control: Update on the state of the evidence. Medicina, 58(10), 1332. https://doi.org/10.3390/medicina58101332


Vance, C. G. T., Zimmerman, M. B., Dailey, D. L., Rakel, B. A., Geasland, K. M., Chimenti, R. L., Williams, J. M., Golchha, M., Crofford, L. J., & Sluka, K. A. (2021). Reduction in movement-evoked pain and fatigue during initial 30-minute transcutaneous electrical nerve stimulation treatment predicts TENS responders in women with fibromyalgia. Pain, 162(5), 1545–1555. https://doi.org/10.1097/j.pain.0000000000002144


Vance, C. G. T., Dailey, D. L., Rakel, B. A., & Sluka, K. A. (2014). Using TENS for pain control: The state of the evidence. Pain Management, 4(3), 197–209. https://doi.org/10.2217/pmt.14.13

Connectez avec nous sur les médias sociaux

par H%C3%A9l%C3%A8ne Lamoureux 23 octobre 2025
Un outil complémentaire pour une réadaptation globale.
par H%C3%A9l%C3%A8ne Lamoureux 6 août 2025
La physiothérapeute Charlotte Vallières Villeneuve nous explique les bienfaits de la réathlétisation dans un processus de traitement.
par Francois Allard 23 juin 2025
Et si la grossesse n’était pas synonyme d’inconfort? De plus en plus de femmes découvrent qu’il est possible de prévenir, comprendre et soulager les douleurs musculosquelettiques pendant la grossesse. La clé : une approche globale, proactive et individualisée… comme celle offerte en physiothérapie périnatale. Pour mieux comprendre les enjeux corporels de la grossesse et l’apport de la physiothérapie, nous avons discuté avec Karine Parent, physiothérapeute depuis 2006, spécialisée en rééducation périnéale et pelvienne, et engagée depuis plus de dix ans en clinique privée chez Kinatex Brossard. Son approche humaine, accessible et rigoureuse aide chaque année des centaines de femmes à vivre leur grossesse avec plus de confort et de confiance.
par Hélène Lamoureux 3 juin 2025
Imaginez vivre avec une douleur constante. Elle ne vous quitte jamais tout à fait. Parfois sourde, parfois vive, elle colore vos journées et hante vos nuits. Ce mal persistant vous empêche de bouger comme vous le voudriez, de travailler, de dormir, ou simplement de profiter d’un moment calme. Avec le temps, vous devenez plus fatigué, plus irritable, plus replié. Vous vous sentez seul, découragé, parfois même incompris. Et si ce n’était pas juste la douleur… mais tout ce qu’elle entraine autour? Ce scénario, qui est loin d’être rare, reflète le quotidien de nombreuses personnes aux prises avec la douleur chronique. Ce qui est moins souvent reconnu — même dans les milieux de soins — c’est à quel point la santé mentale et la douleur physique s’entrelacent. Elles interagissent, se nourrissent, et parfois, s’entremêlent dans un cercle vicieux difficile à briser. Ce lien entre douleur chronique et troubles de santé mentale comme l’anxiété, la dépression ou le stress post-traumatique est aujourd’hui largement documenté. Pourtant, comme le soulignent Bhatt et ses collègues (2024), « il n’y a souvent aucune reconnaissance explicite du rôle des comorbidités et de la relation bidirectionnelle entre la santé mentale et la douleur. » Les comorbidités désignent la présence simultanée de plusieurs troubles de santé qui peuvent interagir et se renforcer mutuellement. Dans ce cas précis, cela fait référence à la coexistence de la douleur chronique et des troubles mentaux. Cela signifie que, même lorsque les deux problèmes sont présents, ils sont souvent traités séparément, comme s’ils n’étaient pas liés. Et pourtant… La douleur chronique augmente le risque de développer des troubles dépressifs, anxieux ou de sommeil. Une mauvaise santé mentale, elle, peut amplifier la douleur, diminuer la tolérance physique et émotive, et nuire aux traitements. Ensemble, elles peuvent affaiblir la motivation, réduire la mobilité, altérer les relations sociales, et même compromettre le maintien en emploi. Cette combinaison, que l’on peut appeler double fardeau, est bien plus qu’une addition de symptômes : c’est un état de vulnérabilité prolongé qui demande une attention urgente. Une double peine encore trop peu reconnue Cette combinaison de douleur chronique et de détresse psychologique est souvent invisible pour l’entourage — et malheureusement aussi pour les systèmes de soins. Trop souvent, les approches thérapeutiques sont cloisonnées : d’un côté, on traite la douleur physique, de l’autre, les troubles de l’humeur, sans pont entre les deux. Pourtant, les données sont claires : ces problèmes ne sont pas juxtaposés, ils sont interconnectés. Par exemple, les personnes vivant avec un trouble bipolaire ont deux fois plus de risque de souffrir de douleur chronique que la population générale (Nicholl et al., 2014). Ces personnes sont aussi plus à risque d’exclusion sociale et professionnelle. D’ailleurs, les personnes touchées par cette double réalité contribuent à elles seules à des taux plus élevés d’absentéisme (être souvent en arrêt de travail) et de présentéisme (être au travail mais avec une efficacité diminuée). Malgré cela, comme le souligne Bhatt et al., « la douleur n’est pas normalement évaluée chez les personnes ayant des troubles de santé mentale », et l’inverse est aussi vrai : de nombreuses personnes souffrant de douleur chronique vivent avec une détresse psychologique non diagnostiquée, non reconnue… et donc non traitée. Quand la douleur et le stress deviennent nuisibles Mais que se passe-t-il lorsque ces réactions surviennent trop souvent ou persistent ? Au départ, la douleur nous aide à éviter le danger. Mais lorsque la douleur devient chronique, elle perd son rôle protecteur et devient un problème en soi. Imaginez un peu : la douleur qui ne cesse de revenir, même sans raison apparente, finit par envahir notre quotidien. Elle peut entraîner une fatigue intense, des troubles du sommeil, et nuire à notre humeur. Le stress, lui, peut également devenir néfaste. Si un stress aigu peut nous motiver à affronter une situation difficile, un stress prolongé peut perturber notre santé physique et mentale. Il affaiblit notre système immunitaire, provoque de l'anxiété, et peut mener à des problèmes de concentration ou de dépression. Le stress chronique est un véritable piège : il transforme un mécanisme de survie en un fardeau permanent. Quand on ne traite qu’un côté de l’équation En ignorant une des deux dimensions — mentale ou physique —, on risque des échecs thérapeutiques répétés. Un plan d’intervention qui mise uniquement sur l’activité physique, sans tenir compte d’un état dépressif, peut être mal reçu ou difficile à suivre. À l’inverse, une thérapie psychologique qui néglige une douleur persistante et invalidante peut sembler déconnectée de la réalité vécue par la personne. Ce constat peut sembler décourageant, mais il ouvre aussi la voie à des solutions. Des pistes pour sortir du cercle vicieux Briser la spirale entre douleur et santé mentale n’est pas simple, mais c’est possible. Et surtout : ce n’est pas qu’une affaire de volonté individuelle. C’est un défi collectif, clinique et sociétal. Voici quelques leviers concrets qui peuvent faire une réelle différence. 1. Penser en termes d’interactions, pas de compartiments La première étape est de reconnaître explicitement le lien entre douleur et santé mentale. Cela veut dire former les professionnels de la santé à poser les bonnes questions, à aborder les sujets sensibles sans jugement, et à utiliser des outils qui tiennent compte de l’ensemble de la personne. Par exemple, des outils à valeur pronostique qui permettent aux cliniciens en réadaptation d’identifier les facteurs biopsychosociaux qui influencent le rétablissement, y compris l’humeur, la motivation, la peur du mouvement ou le soutien social. (Tousignant-Laflamme et al., 2023) 2. Favoriser les soins intégrés et interdisciplinaires Les soins les plus efficaces sont souvent ceux qui réunissent plusieurs perspectives : la physiothérapie, la psychologie, la médecine, le travail social, etc. Ensemble, ces approches permettent d’intervenir à la fois sur le corps, le vécu émotionnel et le contexte de vie. C’est ce qu’on appelle l’approche biopsychosociale, qui vise à comprendre comment ces trois sphères interagissent chez chaque personne. Elle est particulièrement pertinente pour les gens vivant avec une douleur chronique, car leur situation ne se résume ni à une blessure, ni à un trouble mental isolé. 3. Encourager des stratégies concrètes et accessibles Des interventions simples peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être, surtout lorsqu’elles sont accompagnées et personnalisées : Exercice physique graduel et adapté Programmes de conscience corporelle (yoga, Tai Chi, respiration) Activités de relaxation ou de pleine conscience Thérapies cognitivo-comportementales pour mieux gérer la douleur et les émotions Éducation sur la douleur , pour démystifier et reprendre du pouvoir d’agir Ces approches sont encore sous-utilisées, souvent à cause du manque de formation ou de ressources, mais elles sont soutenues par la littérature scientifique. 4. Lutter activement contre la stigmatisation Trop souvent, les personnes vivant avec des douleurs chroniques ou des troubles psychologiques se sentent jugées, ignorées ou banalisées. Cette stigmatisation empêche de demander de l’aide ou d’avoir accès à des soins adéquats. (Roughan et al., 2021) Des campagnes de sensibilisation, des formations pour les intervenants et des témoignages de personnes vivant ces réalités peuvent briser l’isolement et favoriser une culture de soins plus humaine. 5. Reconnaître l’importance des rôles sociaux et du travail Le travail n’est pas qu’un moyen de gagner sa vie : il contribue à l’identité, à l’estime de soi et au lien social. Bhatt et al. rappellent que de bonnes conditions de travail peuvent avoir un effet protecteur sur la santé mentale, même en présence de douleur. Cela suppose de soutenir le retour progressif au travail, d’adapter les tâches si nécessaire, et de valoriser les autres rôles sociaux de la personne (parent, proche aidant, bénévole…). (Bhatt et al., 2024) Un regard plus large, une réponse plus humaine La douleur chronique n’est pas qu’un symptôme physique. Et la détresse psychologique ne se soigne pas uniquement par la parole. Ce sont des réalités complexes, enracinées dans le vécu, le corps, le contexte de vie. Vouloir traiter l’un sans l’autre, c’est risquer d’échouer. Mais reconnaître leur interaction, c’est ouvrir la porte à des soins plus complets, plus justes, plus efficaces. Références: · Bhatt, K., Palomares, A. C., Jutila, L., Rohde, I., Forget, P., & Societal Impact of Pain Platform (SIP). (2024). The pain and mental health comorbidity. Epidemiology and Psychiatric Sciences, 33, e46. https://doi.org/10.1017/S204579602400057X · Nicholl, B. I., Mackay, D., Cullen, B., Martin, D. J., Ul-Haq, Z., Mair, F. S., Evans, J., McIntosh, A. M., Gallagher, J., Roberts, B., Deary, I. J., Pell, J. P., & Smith, D. J. (2014). Chronic multisite pain in major depression and bipolar disorder : Cross-sectional study of 149,611 participants in UK Biobank. BMC Psychiatry, 14, 350. https://doi.org/10.1186/s12888-014-0350-4 · Roughan, W. H., Campos, A. I., García-Marín, L. M., Cuéllar-Partida, G., Lupton, M. K., Hickie, I. B., Medland, S. E., Wray, N. R., Byrne, E. M., Ngo, T. T., Martin, N. G., & Rentería, M. E. (2021). Comorbid Chronic Pain and Depression : Shared Risk Factors and Differential Antidepressant Effectiveness. Frontiers in Psychiatry, 12, 643609. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2021.643609 · Tousignant-Laflamme, Y., Houle, C., Longtin, C., Gérard, T., Lagueux, E., Perreault, K., Beaudry, H., Tétreault, P., Blanchette, M.-A., & Décary, S. (2023). Prognostic factors specific to work-related musculoskeletal disorders : An overview of recent systematic reviews. Musculoskeletal Science and Practice, 66, 102825. https://doi.org/10.1016/j.msksp.2023.102825
par Hélène Lamoureux 30 mai 2025
La douleur et le stress: deux alliés pouvant devenir des ennemis
par Annie Bélanger, T.Phys., Denis Pelletier, Fellow P.T. (O.P.P.Q), M.Sc. 8 juillet 2024
La douleur persistante peut être difficile à traiter. Parmi les nombreuses stratégies de traitement de la douleur non pharmacologiques, la neurostimulation électrique transcutanée (TENS) est l’une des modalités les plus appliquées.
Électrothérapie Employés
par Natalie Dzepina 3 juin 2024
Des millions de Canadiens souffrent de douleur, avec environ 1 personne sur 5 touchée par la douleur persistante. En 2018, l'absentéisme au Québec représentait 7 % du temps de travail, coûtant entre 16 et 17 milliards de dollars aux entreprises.
par Annie Bélanger T.Phys., DESS en pratique de la réadaptation 27 mai 2024
Vous souffrez de douleur au bas du dos? Les douleurs lombaires, aussi connues sous le nom de lombalgies, sont un problème musculosquelettique courant et récurrent tout au long de la vie.  En effet, jusqu'à 84 % des individus pourraient connaître une douleur lombaire, et environ 55 % auront au moins 10 épisodes douloureux au cours de leur vie.
par Annie Bélanger T.Phys., DESS en pratique de la réadaptation 27 mai 2024
Les troubles musculosquelettiques constituent une préoccupation majeure de santé publique, affectant significativement la qualité de vie des individus et générant des coûts considérables pour le système de santé. (Collette et al., 2013)
rééducation pelvienne
par Annie Bélanger T.Phys., DESS en pratique de la réadaptation 13 mars 2024
Face à la complexité et la diversité des troubles du plancher pelvien, affectant jusqu'à 47% des femmes globalement, la recherche de solutions efficaces est primordiale. Ces affections, souvent sous-diagnostiquées, ont un impact profond sur la qualité de vie, entravant le bien-être physique et mental, et peuvent mener à l'isolement social. Cet article explore des approches novatrices pour la rééducation pelvienne, en mettant un accent particulier sur l'application de l'électrothérapie à domicile. En intégrant des méthodes innovantes comme l'électrothérapie fonctionnelle, nous visons à améliorer l'accès aux soins et à offrir des stratégies personnalisées répondant aux besoins uniques de chaque femme, tout en soulignant l'importance d'une collaboration étroite entre les patientes et les professionnels de la santé pour optimiser les résultats de la rééducation pelvipérinéale.